Anne a intitulé son article : « Au bout de la patience, il y a le ciel ». J’ai compris pourquoi.

Ce texte, enfin surtout cette voix, m’avait déjà troublé en l’écoutant, d’une oreille, surpris par le ton, attirant, captivant, cette légèreté d’élocution, et tous les mots qui s’envolaient comme si elle soufflait dessus.

Aujourd’hui, j’ai pris le temps de le ré-entendre. Je n’en dirais pas davantage. Je ne te connaissais pas Anne et mon tropisme piscénois m’aurait certainement empêché de te croiser dans le vignoble de Loire.

Néanmoins, je vais écrire un peu de tes mots ici et si certains d’entres vous le souhaitent, cliquez ci-dessous pour entendre Anne nous passer un peu de son temps :

« D’ailleurs, pourquoi croyez-vous que l’homme est inventé le métronome si ce n’est pour se précipiter à travers le temps ! »

« Alors moi je dis STOP. Enfin non, mon corps a dit stop, moi je n’ai pas du être assez intelligente pour ça. Et bien oui ! mon corps a un jour frappé à la porte de mon cerveau pour lui dire : « Hé, hé dis, tu ne crois pas que tu exagères un peu là ! Tu fais ce que tu veux, moi je ne te suis plus. Alors en moi il a bien fallut que je m’arrête. Sans mon corps sur cette terre, je ne suis plus rien ! Donc oui, dans la patience, il y a la notion de temps ! Ne pas prendre le temps c’est accepter de ne pas être patient, donc être impatient. Et c’est là qu’on perd patience. On s’accroche, on s’amarre avec un corps qui n’a plus la patience de supporter un esprit qui fuse de toutes parts, lui même s’impatientant des patients qui eux perdent aussi patience à supporter leur propre corps qui ne les suit plus et à supporter votre impatience à ne plus vous supporter ! Mais lâchons prise bon sang !!! »

Merci Anne pour ce conseil !

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