Lincoln Siliakus a passé le Rhone pour un long voyage sur son solex certainement

Il y a déjà plus de 5 ans, j’ai eu la chance de suivre un petit bout de chemin avec Lincoln, lui, cet australien, amoureux des français et de notre grande gueule, chasseur de bons vins, reconnaissable à son chapeau et à cette douce voix qui mettait si vite en confiance. Il avait souvent les lèvres et la langue bleue quand je le croisais. Les stigmates d’un amateur de vin rouge, généreux et avides de savoir.

Il était venu de l’autre côté du Rhône jusque sur les terres du Languedoc entre Montpellier et Pézenas. Et nous découvrîmes ensemble Olivier Jullien à Montperoux et Guilhem Dardé au Salagou à Octon.  Il est toujours des hommes pour vous ouvrir des portes, par gentillesse d’abord, et certainement aussi par ce bel esprit de vouloir partager. Un verre, une rencontre, une journée, son village de Sablet, Séguret, les dentailles de Montmirail, le domaine de viret et ses vins incroyables élevés dans des dolias, le petit marché de Sainte Cécile les Vignes, Carpentras, les truffes de Serge et sa belle petite maison de provence où il nous accueillait si facilement, même à l’improviste.

Il m’apparaissait imperturbablement en villégiature, sans age, malicieux et curieux. N’est-il pas le premier à avoir été récompensé comme Oenotouriste de l’année en 2009, oui c’est çà, un pionnier du terroir, débarqué en France pour défricher nos travers sur des chemins pas toujours droits, au guidon de son solex aussi vieux que moi, devenu avec son chapeau son véritable emblème.

Merci à toi Lincoln pour cet apprentissage. Je penserai encore longtemps à toi en ouvrant certaines bouteilles et en traversant les vignobles ! Je poserai longtemps cette question : « C’est quoi le terroir ? »

Il y a 2 vidéos où l’on peut voir Lincoln dans son exercice favori quand il ne s’agissait pas de déguster du vin, c’est à dire poser des questions sur le terroir et absorber tout ce que les vignerons lui répondaient.

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Guilhem Dardé et son chenillard, un saint chamond

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