Si la chimie d’un côté s’emploie à fertiliser des sols déjà saturés, en quelques endroits d’azote, de potasse et de phosphore, c’est toujours avec un certain régal que des vignerons me font lire la composition de leurs engrais.

Bien sûr, il y a ceux qui laissent les vignes s’amender au passage d’un troupeau de moutons ou au séjour prolongé d’un ou plusieurs chevaux, ce qui ravi les « bobos », les « écolos », les « biobio », les « randos » etc…

Les autres utilisent de l’engrais organo-minéral, c’est à dire de la fumure pour agrobiologistes répondant au cahier des charges du règlement CE de l’agriculture biologique.

Ainsi, peut-on lire dans la composition de l’engrais pour un apport en Azote : tourteaux végétaux de plantes médicinales, marc de café, pulpes de raisins et d’olives, farine de plumes et de porcs hydrolysées.

Drole de liste, n’est-ce pas ?

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  1. Manuel Jorel dit :

    Bonjour,L’engrais, voilà un sujet très important et pourtant rarement abordé.La drôle de liste remet en question la belle image actuelle de la bio. Elle peut mal tourner, c’est arrivé en France dans le début des années 80. A ce moment, Tapie avait racheté « la vie claire », une enseigne écolo de longue date, et ce n’était pas par amour de la biodiversité. Il a juste oublié la capacité de résistence des écolos qui se sont rapidement détournés de ces magasins…A cause d’un développement mal contrôlé, la France a perdu en peu de temps une place de pionnier de la bio au profit des pays du nord et de l’Allemagne. Ce ne fut ni bon pour les agriculteurs, ni pour les sols, etc…Cependant, la bio n’est pas la solution à tous les problèmes d’environnement, cette « drôle de liste » le signale. On peut même aller un peu plus loin. Combien de km font ces matières organiques? Quel est le bilan énergetique (ou carbone) de ces usines d’engrais?Je crois qu’un agriculteur responsable choisira une matière organique la plus proche de chez lui, sous la forme la plus simple (marc, fumier , brf, par exemple là où j’habite): c’est aussi de loin la plus économique, et cela participe au recyclage. Le défaut, c’est que ces produits ne sont pas calibrés pour les machines agricoles, cela prend beaucoup de temps à épandre dans les champs.Le machinisme agricole, un autre sujet très peu abordé, et pourtant essentiel, où la bio ne se distingue plus de l’agriculture conventionnelle…Cordialement,Manuel Jorel

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