Il était une fois un pays magnifique, au drapeau tricolore, un pays ouvert même si certains essaient en permanence de nous convaincre du contraire, tapissé de vignes, tantôt rangées dans un sens, tantôt alignées dans un autre, vallonné de plantations parfois trop standardisées mais encore assez variées pour contenter les curieux, d’une campagne diaprée en automne, nue et décoiffée si vite par le vent, le froid et les hommes qui arpentent armés d’un sécateur les rangs dégarnis.

Oui, reprenez votre respiration, les phrases sont longues ici car Il était une fois est un tel commencement qu’il est difficile de s’interrompre. Il était une fois, non pas dans l’ouest, non pas en amérique, non pas dans l’espace, ni dans un grand château de princesse russe ou chinoise, il était une fois un vigneron, il était une fois une vigneronne, une sacrée aventure, qui arpentaient une vigne dans un pays merveilleux, une vigne encore debout mais qu’il fallait sauver du royaume de la ville qui voulait la grignoter, une vigne isolée dans un océan de vignes perfusées, standardisées, une vigne montrée du doigt comme un vilain canard, mal traitée.

Il était une fois un vin vivant, un vin qui donne soif, un vin qui enivre par plaisir, un vin qu’on partage, un vin oublié, puni, souillé, qui revit quand on débouche une bouteille de Beaujolais Nouveau de Lapierre. Il était une fois l’histoire vécue, autour d’une bonne table, de quelques amis étonnés, ravis, enjoués, surpris, de déguster le fruité du beaujolais sans ses stupides arômes de banane et de bonbon anglais.

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Pour en savoir plus sur les vendredis du vin, faites un ptit tour sur le site du président du mois de novembre, David du blog Abistodenas.

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