Depuis 1998, l’office national interprofessionnel des vins cherche à mesurer la perception du produit par les Français. Pour se faire, un réalisé par téléphone sur un échantillon représentatif de 1000 personnes nous donne des éléments essentiels à la compréhension de notre à ce si troublant et si fondamental liquide.

Bien évidemment, comme tout , il a une orientation certaine, comme un à priori pris dès le départ, afin de savoir si il se vérifie, se perpétue, s’inverse etc… L’inquiétude majeure de la profession étant la diminution de la de . La part des de , qui doivent bien boire quelque chose d’autre, grandit, passant de 23 à 26% en 10 ans ! Cela a un effet direct sur le marché français !
Ensuite, la baisse de la au se confirme, même si on peut apprécier une hausse très nette de 36% à 51% du choix d’un au moment de l’. Ce serait une bonne nouvelle si le venait à remplacer certains alcool un peu fort en début de repas ! Une bonne chose en effet aussi bien pour la santé que pour le bon goût !

L’autre intérêt de ce est de rechercher quel image les français ont-ils du . Qu’en est-il de notre exception française ? Quels sont les impacts des campagnes de dénigrements du considéré comme un vulgaire alcool ? Quelles sont les conséquences de l’industrialisation et de la de la filière ?
A première vue, depuis 10 ans, le reste perçu comme un produit culturel, à la base d’un patrimoine, lié fortement à l’homme qui le conçoit et à son terroir. Par contre, on sent bien monter quelques connaissances et prises de consciences comme de savoir, en effet, que dans les vins on trouve les résidus des engrais, fongicides et insecticides, qui ont servi à cultiver la vigne, par maintenant, plus de 67% des français contre 41% en 1998.
Ce n’est pas faute, ici même, de le rappeler et d’inciter à la vigilance. D’ailleurs, à l’affirmation « on ne trouvera plus que du bio »,  le taux d’acceptation passe de 27% en 1998 à 46% en 2008. Soit pratiquement 1 Français sur deux qui serait disposé à ne voir plus que du bio sur leur table ! C’est beau !

La dernière partie du est un régal pour celui qui veut se faire plaisir. On balance quelques phrases et on demande aux sondés de dire si ils sont d’accord ou pas. Histoire de voir si nous sommes enclin à changer notre aux vins pour une boisson radicalement différente. On diffuse des affirmations du genre : « on trouvera du lyophilisé ou en poudre » qui est rejetée par 80% des français. Ouf !
Par contre, à l’affirmation « le goût boisé du sera obtenu en mettant du bois dans les cuves sous forme de lamelles ou de copeaux » qui n’était acceptée (plutôt ou tout à fait) que par 25% des sondés en 1998, l’est en 2008 par 40%. Et il le faut bien puisque nous l’avons en effet accepté !!!

Qu’on se rassure donc ! Les Français trouvent encore un bel intérêt au même si ils ont bien compris les influences de la sur le contenu, qui peuvent d’un côté amener à un changement des pratiques oenologiques, et d’un autre côté,  les pousser à réclamer et exiger davantage de !!!

Source : 1998 : Ipsos-Insight Marketing pour ONIVINS. 2008 Efficience3 pour VINIFLHOR

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Categories: Vinologie

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