Après son envolée, faite chez Druker pour nous affirmer qu’un grand vin et un vin fait avec du bois, Jean-Pierre Coffe a de nouveau bien animé la soirée de France2, dans l’émission de Laurent Ruquier, « On n’est pas couché » avec quelques remarques, parfois incohérentes avec sa démarche, sur l’alimentation. Le direct a vraiment du bon avec ce genre de personnage, bien mis en chauffe par l’animateur.

Ce que je ne comprends toujours pas :

Il n’a pas l’air d’être un fan du Bio. Malheureusement, je n’ai pas encore vu une interview de lui où il s’explique vraiment là-dessus. Peut-être que pour lui, il n’y a pas besoin d’être certifié Bio pour faire de bon produit. Ce qui est vrai, bien entendu, puisque c’est au producteur de choisir si il souhaite ou non acquérir le label. Pour beaucoup, le coût net la contrainte des procédures et des contrôles, ne les engagent pas dans ces démarches. Mais, hier soir, dans cette opposition produit Bio ou pas Bio, il semblait ne pas faire de distinction. Avec une confusion certaine dans ce que l’on peut retrouver dans un produit pas bio ! Tout et n’importe quoi !
On a eu le droit encore à ce réflexe de dire que le Bio c’est « horriblement cher » donc réserver à ceux qui ont les moyens et que, par ailleurs, histoire d’enfoncer le clou,  le bio ça n’a pas meilleur goût mais au moins ca a un effet « placébo » (dixit Monsieur Zeymour !).
Et de finir sur cet argument ultra classique et assez stupide pour deux raisons : « On ne pourrait pas faire vivre toute la planête en alimentation Bio. » En premier,  parce que à entendre ce que les producteurs bio nous disent de leur rendement, il ne semble pas qu’il y ait une baisse de la production en bio. Et deuxièmement,  parce que s’agit-il d’un constat d’évidence qui justifie alors l’emploi de pesticides, d’engrais et l’appauvrissement de la terre pour nourrir une population mondiale qui, de toutes façons, ne cesse de croitre.

Par contre, il a très bien exposé cette idée déjà développée et discutée récemment à l’occasion de la sortie du film « nos enfants nous accuseront« , qu’il faut encourager la production maraichère locale et de saison. Avec un intérêt double, pour le développement de l’économie locale et pour le développement durable en diminuant les charges de transports. Et enfin, il a parfaitement mise en évidence cette perte de connaissance sur notre propre alimentation, où on ne sait plus, par exemple, comment pousse un légume. Une vraie perte de sens qui enlève toute responsabilité et conscience de ce que nous mangeons et aussi de ce que nous gaspillons !

N’oubliez pas de vous munir de son livre, « Le plaisir à Petit Prix » certainement un outil indispensable pour toute ménagère ou ménager confronté à la crise.

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2 Responses so far.

  1. Merci pour votre avis et critique de l’intervention de Jean Pierre Coffe chez Laurent Ruquier

    Je suis tout à fait d’accord avec vous. Effectivement, je pense que sur le fait que la terre ne peut pas nourrir tous les hommes en bio, il ne doit pas avoir vérifié (même la FAO pense que c’est tout à fait possible) parce que pour lui, le bio en tant que label n’est pas important.

    Il parle des producteurs avec qui il a des contacts directs et comme vous dites, ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas fait certifier leurs productions que ce sont des pollueurs, heureusement !

    Bien à vous

  2. edouard lucile dit :

    en dehors de la qualite de l’article j aimerais adresser mes félicitations à ce grand Monsieur non seulement pour ses réalisations aussi à son parcours professionnnel,à son courage, sa ténacité de rebondir;

    je suis de passage en France Métropolitaine ,originaire de la guadeloupe je l’ai découvert dans l’ émission de Mr Drucker sur rfo guadeloupe mais aussi à son talent de cuisinier  » le plaisir de cuisiner à petit prix .
    Je m’en vais le 15 de ce mois avec le remord dans l’âme de n’avoir pas pu le voir. Merci pour l’envie d’entreprendre qu’ il impulse

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