Prélude pour le salon Les Animés du Vin à La Passerelle à Marseille

Je n’avais pas trop envie d’écrire. Tsunami, Lybie, les nouvelles du monde pèsent sur le quotidien. On ne peut pas les chasser d’un revers de main. D’autres peuples souffrent vers lesquels nous pouvons tendre une passerelle…Je n’avais pas trop envie d’écrire alors quand j’ai lu ce message, j’ai eu l’idée de le relayer dans son jus, pour ceux qui me lisent encore, abonnés, fidèles, curieux et échoués du monde merveilleux de l’aspirateur google, à qui facebook et twitter tentent de faire de l’ombre.

Affiche Vin
Affiche Vin

Ce message est de Kably Mohamed – La Passerelle à Marseilles

Avant d’écrire ces quelques lignes, je me suis recueilli et observé quelques instants de silence pour les belles âmes de Marcel Lapierre qui nous a quittés il y’a quelques mois et de Fabien Merono du «Grain de raison» qui nous a fait ses adieux, il y’a quelques semaines; Je suis sûr qu’ils sont en train de boire un coup au paradis avec les anges, Abou Nouas, Omar Khayam, Antonin Artaud, Gainsbourg, Beaudelaire, … … et toutes ces maudites sensibilités emportées par leurs excès et leurs passions et pour qui la vie n’a jamais été un long fleuve tranquille et ne le sera jamais pour les sensibilités aiguës; Alors la vie vaut-elle quelque chose sans passion!? ; Pour moi non; Pour vous, je ne sais pas. Cela dit, je vous suggère avant d’entamer la lecture de ce petit brin, de faire comme moi, et donc de vous recueillir et d’observer quelques instants de communion spirituelle avec les belles âmes de Marcel Lapierre, de Fabien Merono et de toutes ces âmes sensibles qui les ont précédées dans le monde merveilleux des cieux.

Une certaine frénésie, une joie indescriptible nous submergent au fur et à mesure que s’approche le « salon-dégustation: Les Animés Du Vin: tome 2»; que le 11 Avril tend vers nous, tout fier et tout content d’avoir été choisi lui et seulement lui et aucun des autres jours de l’an 2011, et Dieu sait -nous aussi- qu’il y’en a beaucoup en une année.Nous sommes aux anges car nous allons recevoir du beau monde. Des vignerons valeureux, dans la mesure ou l’un de leurs soucis majeurs est justement: la considération de l’autre dans ce qu’ils font. Ils élaborent leurs vins en pensant à l’autre: celui qui va l’acheter et le boire, et de la, l’un de leurs buts essentiels: produire du vin proprement; du vin qui respecte celui qui le boit. Une avidité de justice donc et de bien faire, et pour cela, ils accompagnent et tentent de se rapprocher de plus en plus, ou plutôt, d’être les plus proches possible de leurs cultures, de leur raisin et de sa vinification.Ils ne sont pas nombreux mais agissent, militent contre vents et marées pour nous faire palper leurs idées, leurs idéaux et leurs utopies: ils sont militants.Ils ne sont pas nombreux mais parlent de ce qu’ils font avec douceur, tendresse, fougue et poésie: ils sont rêveurs.Ils nous donnent envie -n’est ce pas mademoiselle Nathalie Cornec- d’avoir un bout de vigne pour sonder, expérimenter ce lien particulier, cette relation fusionnée, qu’ils ont avec la Nature.L’être de Fabien Merono se transformera en grains de raisins, sucrés, charnus et pulpeux qui assouviront nos soifs; ces soifs et ces luttes de nos âmes, et avec un petit «Grain De Raison» , peut-être que nous percevrions, ne serait-ce qu’une lueur de cette extraordinaire -et dangereuse some times- liaison, qu’a le vigneron avec sa terre et ses vignes.Nous sommes heureux, et vous ne pouvez pas imaginer à quel point- de recevoir Etienne Courtois pour représenter son grand: Claude Courtois qui a voué sa vie au : Cailloux Du Paradis. Les Anges en savent quelque chose. En cas ou vous ne le saviez pas encore, sachez (mais promettez moi de garder le secret) que les Anges boivent: du Racines, du Quartz et du Romorantain. Je devine les yeux de Patrick Desplats pétiller à cette idée; l’idée de pouvoir boire du Racines, du Quartz et du Romorantain au paradis.Je vais vous dire tout de suite que nous sommes très heureux aussi de recevoir ces vigneronnes et vignerons qui participeront pour la première fois à nôtre petit salon : Olivier Cousin, Jérôme Saurigny, Catherine et Gilles Vergé, la famille Joly, Mylène Bru, Paul Reder, Yannick Pelletier, Patrick Rolls, Catherine Marin Pestel, Isabelle Frère, Stéphane Morin et surtout l’âme de Fabien Merono qui veillera sur nous tous.Nous vous aimons tous et à bientôt dans la prochaine : suite pour salon-dégustation: Les Animés Du Vin: Tome 2.

Salon-dégustation des Vignerons(nes) NatureLundi 11 Avril 2011 de 11h à 20h à La Passerelle, 26 RUE DES 3 MAGES, 13006, MARSEILLE

http://www.la.passerelle.overblog.com

04 96 12 46 12 / 06 29 10 60 38

LES CAILLOUX DU PARADIS, Etienne et Claude COURTOIS, Sologne OLIVIER COUSIN, Anjou GAËLLE BERRIAU, Anjou DOMAINE LES GRIOTTES, Patrick DESPLATS & Sébastien DERVIEUX, Anjou DOMAINE SAURIGNY, Jérôme SAURIGNY, Anjou CATHERINE & GILLES VERGE, Bourgogne MOURESSIPE, Alain ALLIER, Gard LA ROCHE BUISSIERE, Pierre, Antoine et Laurence JOLY, Rhône LE MAZEL, Gérald & Jocelyne OUSTRIC, Ardèche ANDREA CALEK, Ardèche LE RAISIN & L’ANGE, Gilles AZZONI, Ardèche DOMAINE STE ANNE, Bandol LE TEMPS DES CERISES, Axel PRUFER, Languedoc MYLENE BRU, Languedoc PAUL REDER, Languedoc YANNICK PELLETIER, Languedoc DOMAINE ROLLS, Patrick ROLLS, Aveyron LA TREILLE MUSCATE, Catherine MARIN PESTEL, Corbières LE SCARABEE, Isabelle FRERE, Roussillon LEONINE, Stéphane MORIN, Roussillon LE GRAIN DE RAISON, Fabien MERONO, Roussillon

Journée de la femme, du vin, des vigneronnes et de ceux qui les aiment

Une journée pour la femme…c’est beaucoup…c’est pas assez…ca sert à quoi ?Quand je vais lui dire à ma femme, bon voilà, un jour pour toi ! Ca te va ? J’me dis que l’ambiance ne va pas être au beau fixe.Non mais en fait la journée de la femme c’est pour leur donner la parole comme si elle ne l’avait pas déjà ! Ils sont fous ceux qui font ça ! Qu’ils viennent dans les vignes, des femmes qui travaillent, des femmes qui inventent, des femmes qui prennent des risques, il y en a de plus en plus. Et ce ne sont pas des femmes de vignerons mais bien des vigneronnes à part entière.A Vinisud, j’ai recroisé l’une d’entres elles que j’adore parce qu’elle est charmante, qu’elle a un accent étranger très séduisant et qu’elle fait des vins très intéressants. Il s’agit du Mas des Dames près de Béziers. J’avais fait son portrait il y a quelques temps ici.

Mas des Dames

Mais la vision masculine que j’ai des femmes, ne se limite pas à dire que les vigneronnes sont sexy. Elle sont aussi passionnées, passionnantes, pleine d’énergie, incroyablement fortes et si envoutantes lorsqu’elles vous parlent de leur vin et de leur histoire.C’est comme cela que j’ai fait la connaissance du domaine d’Aupilhac et de Désirée Fadat. Je n’ai même pas échangé un mot avec sylvain qui est pourtant incontournable dans tous les articles sur le domaine. Un luxe :

Désirée Fada Aupilhac

Désirée Fadat Aupilhac

Mais finalement ce que l’on aime dans le vin, chez les femmes, ce sont leur sourire, leur vin, leur accueil. J’ai aimé saisir cette image entre Môsieur Antoine Arena (le corse de patrimonio) et la miss Evelyne Clairet (domaine de tournelle en arbois) au salon du vin de mes amiEs. Un petit moment de détente, dans la ferveur du salon où les femmes même si elles n’étaient pas à parité se faisaient entendre, remarquer et déguster…

Evelyne Clairet et Antoine Arena

Evelyne Clairet et Antoine Arena

Oeno-blogeur à Bordeaux : un dimanche au chateau du Payre en AOC Bordeaux

chateau du payre facade bordeaux

Dimanche matin de notre week-end oeno-blog à Bordeaux – Le soleil est au rendez-vous, le vent aussi. Le CIVB nous amène au Château du Payre, très beau domaine en agriculture raisonnée sous label Terra Vitis. Les vignes se situent en AOC Bordeaux, Premières Côtes de Bordeaux et Cadillac pour le liquoreux.
La Garonne n’est pas loin et nous devons grimper un peu pour atteindre le bourg où se nichent les bâtiments.
Un petit bout de femme nous accueille, très vite, auquel s’accroche un garçon un peu timide. Il faut dire que sur lui se pointent les objectifs de nos appareils photos. Ca doit faire bizarre.Valérie Labrousse nous emmène sur ses terres, au pied de ses vignes ; elle qui se tient debout, à l’extrémité même de la cinquième génération de femme vigneronne.

blog vin bordeaux chateau du payre

Elle, qui avait fait un autre choix que la vigne, est revenu dans le giron(de) familial pour poursuivre les efforts de ses ainées. Devant nous, 33 hectares de vignes sur les communes de Cardan et Rions, du travail pour une main d’oeuvre locale pas si facile à recruter et la particularité de vendre plus de 80% de ses vins en direct aux particuliers. D’ailleurs, à l’entrée, on trouve un caveau de dégustation très fonctionnel et quelques places de parking pour les clients de passage.

fabrice leglatin de vinsurvin au chateau de payre

Devant Valérie se tient quelques blogeurs, aux allures différentes.  « Mais c’est quoi exactement des oeno-blogeurs » nous demanda-t-elle. Si certains, comme éric ou fabrice, notent, questionnent, s’intéressent, d’autres, déjà, prennent un peu plus la mesure du temps, soupèsent poche droite et poche gauche, se donnent de la voix. Cependant, parce que le discours de Valérie est passionnant, nous suivons de concert ses pas et ses gestes. Nous irons également visiter la cave, très propre, dont l’arrière s’agrandit pour aménager un quai de vendange plus moderne et accessible avec un sous-sol pour le stockage du vin en barrique.

vigne chateau du payre coteaux de bordeaux et cadillac

Au passage, nous apprenons que pour le maintient en AOC, le domaine devra produire de sacrés efforts notamment sur l’espacement entre les rangs et sur la hauteur des fils. Le vignoble subit des contraintes constantes et il n’est pas rare, même en AOC Bordeaux, de voir des domaines soudainement à la vente.

Notre visite s’achève dans le salon où nous sommes reçus pour un repas, simple comme le répètent nos hôtes, mais surtout excellent et raffiné à notre goût. Quelques asperges blanches pour commencer et le papa de Valérie nous entraîne plus loin dans la bâtisse pour nous faire déguster, des magrets de canards qu’il est en train de braiser dans une cheminée-barbecue ou un barbecue-cheminée, on ne sait plus, la fumée des sarments de vigne gagnant la pièce. Au naturel, ravi de nous débotter ainsi, il nous découpe quelques tranches et chacun se délecte, tenant la viande rouge et chaude du bout de ses doigts. C’est délicieux. Me vient comme une atmosphère joyeuse de repas de famille.

vin de blog et blog de vin

Sur cette photo, la jeune femme au centre, est une oenologue, bien sûr, c’est pour cela qu’elle tient son verre ainsi. Il s’agit de Valérie Danan dont nous avons fort apprécié sa conversation et son rire. Elle était notre accompagnatrice, digne représentante du CIVB. Ils ont bien de la chance ces bordelais !!!
Le repas fut l’occasion de découvrir des vins de Bordeaux très accessibles et de comprendre l’intérêt de les laisser vieillir quand les années s’y prêtent. Nous avons ainsi dégusté un 2005, très chaud, en pleine puissance, qu’il faudra impérativement mettre à l’abri pendant 10 ans avant de se régaler. S’en est suivi un 1989 et un 1983, différents tous les deux, renversant, me procurant enfin ce plaisir d’attendre. Quelle récompense en effet que de patienter tant d’années pour ouvrir, au génie, de telles bouteilles. A mes côtés, Emmanuel Delmas, sommelier au Fouquet’s, sabre l’air de ses doigts. Il tient son verre comme il cueille une fleur fragile, précis dans ses gestes. Pour autant, il n’a pas cette exubérance italienne, et maîtrise aisément l’espace pour y dessiner les contours des vins qu’ils commentent. Quel bonheur de l’entendre dire que celui-ci dégage les effluves d’une boite à cigare, que cet autre respire l’encaustique des meubles, chez les antiquaires. Son phrasé rapide se bouscule presque, quand le mien reste muet. Tu vois, me dit-il, « c’est ça le vin, c’est exactement ça qu’il faut faire ! Y’a le fruit ! C’est du jus ! C’est parfait !  » Et à plusieurs reprises, je l’entends s’écrier, « c’est tendu ».

dessert fraise chocolat cannelé chateau du payre

Le dessert, quelques fraises, deux morceaux de cannelé, un carré de chocolat et un verre de Cadillac 1975. J’étais déjà né en 75 et j’aimais déjà les fraises ! Belle émotion, partagée, comme un air de famille encore qui revient. Le plaisir en bouche est somptueux. Des arômes de cire tapissent ma mémoire, et, nostalgique, tout en regardant la tablée, je laisse fondre le cannelé sur des notes de caramel. Bordeaux me surprend là où je ne l’attendais pas : sur la sincérité d’un vin, la simplicité d’une dégustation, la chaleur d’un accueil franc, sans détour. Je ferai de mon mieux pour mettre ce Bordeaux là en avant. Je veux dire ce Bordeaux qui, comme ces autres terroirs de mon coeur, sait paraître sans maquillage, sous la lumière du jour, droit dans ses vignes. Quand on vous dit que le vin c’est une terre et des hommes, il faut bien venir à leur rencontre pour mieux les déguster.

laurent baraou à Bordeaux au chateau du payre

Exercice de sauvegarde du vignoble par Laurent Baraou, toujours galant homme, faisant honneur à sa voisine, la maîtresse de ces lieux, en l’occurrence celle qui lui procure ce plaisir en bouche, sur ce fameux Cadillac 1975. Laurent était déjà « Nez » en 75 !

Si vous souhaitez en savoir plus sur le château du Payre, faites un tour par ici. Il y a aussi un accueil camping-car et des chambres d’hôtes. Une excellente adresse à ne surtout pas manquer, il y aura bien un vin à votre goût :

Les femmes font aussi du vin, en cercle, ensemble, vigneronne

 

Femmes de vin
Le Cercle Femmes de Vin rassemble 80 vigneronnes de différentes régions françaises : Alsace, Bourgogne, Beaujolais, Vallée du Rhône, Provence, Languedoc, Médoc, Touraine etc…

Leurs buts :
– proclamer que le Vin est un produit de passion,
– Transmettre par l’éducation le respect de cette boisson.
– Faire découvrir le métier de vigneronnes d’une manière particulière,
– Conserver ce patrimoine qui a, non seulement façonné les paysages, mais déterminé un art de vivre à la française.

La convivialité, la gastronomie, le respect de l’environnement de leurs exploitations sont indissociables de leur façon d’appréhender la Culture du Vin.
Les Femmes de Vin vous donnent rendez-vous le 22 Juin au Mercure de Bordeaux : Cite Mondiale, Centre des Congrès – 18, Parvis des Chartrôns, Espace Thomas Jefferson.

ETOILE EN BEAUJOLAIS
CHANTAL PEGAZ
vinbaron@aol.com
tél : 04.74.03.40.29 fax : 04.74.03.53.50 Portable : 06.07.97.30.28
www.etoiles-en-beaujolais.com
DES FEMMES DE DEFI POUR G.I.E DE QUALITE
Parce que nous savons que nos vins sont le fruit de notre passion, parce qu’ensemble nous croyons à la somme de nos atouts, parce que nous pensons que vous méritez le meilleur de notre savoir-faire, nous avons créé en 1998, un Groupement d’Intérêt Economique :  » Etoiles en Beaujolais « . Celui-ci vous permet d’avoir accès, sous une structure unique à 12 Domaines représentant 12 Appellations d’exception (Beaujolais, Beaujolais Villages, Brouilly, Chénas, Chiroubles, Côte de Brouilly, Fleurie,
Juliénas, Morgon, Moulin à Vent, Régnié, Saint Amour), fleurons de la production beaujolaise et bénéficiant d’une vinification unique au monde à partir d’un seul cépage : le Gamay.
Nous avons mis en place une plateforme logistique efficace dans un souci constant de vous faire bénéficier d’une qualité de service irréprochable. En relation directe avec un interlocuteur unique, vous n’en apprécierez que mieux les rapports que nous entretiendrons ensemble.12 femmes, des vins de propriété, 1 région, 1 logistique performante, 1 interlocuteur
LES ELEONORES DE PROVENCE
Valérie RIBOUD-ROUSSELLE
riboud@chateauroubine.com
Tél. : 04 94 85 94 94 – Fax : 04 94 85 94 95
leseleonoresdeprovence.blog4ever.com
Eléonore de Provence fut l’une des premières ambassadrices à l’étranger de l’Art de Vivre de notre belle région lorsqu’elle épousa en 1236 Henry III d’Angleterre.Fervente défenseur de nos traditions, et femme de surcroît, nous avons choisi ce symbole pour rassembler des femmes oeuvrant à la défense du patrimoine et des traditions de la Provence qui partagent plusieurs principes:
–    La défense de la tradition et du patrimoine provençal,
–    La transmission d’un savoir faire, en éduquant nos clients actuels et futurs, français et étrangers, nos invités en Provence.
–    Le respect de la qualité des produits et de l’environnement.
–    L’entraide et un rôle caritatif afin de pouvoir chaque année récolter des fonds et apporter un soutien financier à une cause humanitaire.
FEMMES & VINS de BOURGOGNE
Mme Virginie TAUPENOT
vm.daniel@wanadoo.fr
Tél : 06 10 18 84 82
www.fevb.net
En 2000, à l’initiative d’Anne Parent de Pommard, 6 femmes bourguignonnes se sont réunies autour d’un verre de vin dans le but de regrouper les femmes ayant repris un domaine familial en Bourgogne.
En 2009 de Chablis à Macon, une trentaine de vigneronnes adhèrent à cette association avec comme objectif :
– Apprendre à se connaître et favoriser les échanges sur des informations techniques et commerciales.
– Développer une réflexion sur le présent et l’avenir de notre profession
– Promouvoir à travers toutes nos actions nos produits, notre région et notre savoir-faire.A l’image des terroirs Bourguignons : une mosaïque de personnalités et de vins
FEMMES VIGNES RHÔNE
Anne HUGUES
anne.hugues@royere.com
tél : 04.90.76.87.76 fax : 04.90.76.79.50
Marie- Laurence SALADIN – Domaine SALADIN
domaine.saladin@wanadoo.fr
tel / Fax : 04 75 04 63 20
www.femmesvignesrhone.com
Créée en Avril 2004, l’association FEMMES VIGNES RHÔNE est née à l’initiative de Anne Hugues, vigneronne dans le Luberon au Domaine de La Royère, et du Président d’Inter-Rhône Michel Bernard qui nous assure de son soutien depuis l’origine.
Les membres de FEMMES VIGNES RHÔNE sont toutes des professionnelles du vin de la Vallée du Rhône et exercent diverses fonctions dans la filière, telles que : vigneronnes, œnologues, sommelières, négociantes, courtières, responsables commerciales et marketing, chargées de communication, journalistes spécialisées….
Comptant environ 30 membres, l’association représente les appellations Côtes du Rhône, Côtes du Rhône Villages, Châteauneuf-du-Pape, Visan, Vacqueyras, Gigondas, Beaumes de Venise, Coteaux du Tricastin, Côtes du Ventoux, Côtes du Lubéron et Costières de Nîmes….
LES MEDOCAINES
Martine Cazeneuve
m.cazeneuve@chateaupaloumey.com
tél : 04.90.76.87.76 fax : 04.90.76.79.50
www.lesmedocaines.com/
L’AVENTURE Comme toutes les belles histoires, l’aventure des MEDOCAINES est née sous le signe de l’amitié. Quatre femmes actives et créatives décident ensemble de créer un circuit touristique dédié aux vendanges. Les quatre complices imaginent avec enthousiasme de véritables ateliers de découverte de leur métier. Elles proposent une expérience unique pour des visiteurs reçus dans une atmosphère simple et authentique.
De gauche à droite : Marie-Laure Lurton (Château La Tour de Bessan), Armelle Falcy Cruse (Château du Taillan), Martine Cazeneuve (Château Paloumey) et Florence Lafragette (Château Loudenne).
LES MEDOCAINES démystifient et font découvrir le vin de façon ludique et pédagogique. Convaincues par le tourisme viticole, elles ouvrent leurs propriétés toute l’année et personnalisent l’accueil autour de ces ateliers dynamiques, interactifs et passionnés.
SUD DE FEMMES LANGUEDOC ROUSSILLON
Catherine MELL
catherinemell@hotmail.com
tél : 06-23-15-34-23
Sud de Femmes créé en 2008, regroupe une vingtaine de femmes vigneronnes de plusieurs appellations de la région Languedoc Roussillon.
Dans ses actions, Sud de Femmes se fixe pour objectif la promotion de leurs domaines et de leurs appellations, l’échange avec un public varié et l’entraide en interne sur tous les sujets techniques et commerciaux autour du vin.
LES INDEPENDANTES
Vigneronnes « indépendantes », elles arrivent d’Alsace, du Languedoc-Roussillon, du Sud-Ouest, ou de Touraine et ont choisi de rejoindre le cercle des Femmes de Vin…
Sylvie SPIELMANN
sylvie@sylviespielmann.com
tél : 03-89-73-35-95
www.sylviespielmann.com
Mélanie PFISTER
vins@domaine-pfister.com
tél : 03-88-50-66-32
www.domaine-pfister.com
Florence VEILEX
contact@lachapiniere.com
tél : 02-54-75-43-00
www.lachapiniere.com
Marie-José BIREAUD
marie-jose.bireaud@wanadoo.fr
tél : 06-76-28-54-37
www.domainelesriquets.com
Patricia de MORTILLET
contact@laprose.com
tél : 02-54-75-43-00
www.laprose.com
Marie Hélène DELTORT
marie-helene.deltort@libertysurf.fr
tél : 06-76-28-54-37
www.domaine-de-rieussec.com
Bernadette ROUQUETTE
tremieres@gmail.com
tél : 06-16-79-30-28

Domaine d’Aupilhac Désirée et Sylvain Fadat

désirée fadat aupilhac

Je ne vais pas vous faire le jeu de mot trop facile sur le patronyme de Sylvain. Ce serait déplacé. Cet homme a su se bâtir une solide réputation et, à boire, ses vins vous disent combien son travail est bien fait. Il est poussé, là, par plus de 5 générations.

Et puis, ça devient une habitude pour moi, je n’ai eu le droit qu’à un rapide bonjour de Sylvain. Allez savoir pourquoi, j’ai passé la majeure partie du temps en compagnie de Désirée. Faudra-t-il, là encore, résister au doux désir de faire un jeu de mot facile ? Elle a de charmant un bel accent de l’Espagne qui vous enchante lorsqu’elle vous parle des vins du domaine et aussi quand elle vous déclare : « J’aime les choses naturelles, les choses franches ». Belle entrée en matière avant que de déguster les cuvées superbement mises en valeur dans des bouteilles au galbe originale, soulignées par des étiquettes toujours précises et efficaces.

Le domaine se cache dans une des rues principales de Montpeyroux. Un village vigneron, typique du Languedoc, avec ses rangées de maisons vigneronnes et ses grandes bâtisses parsemées, çà et là, entre les vignes ou en plein cœur du village. Le terroir surmonte un plateau, à mi-chemin entre la plaine de l’Hérault et les contreforts des Cévennes et son pic : le Mont Saint Baudille. Plus on avance vers le mont et plus on monte sur des terrasses sur lesquelles les vignes occupent tout l’espace.

Le domaine d’Aupilhac travaille en agriculture biologique certifiée sur 25 ha, même s’il ne l’affiche pas sur les bouteilles.  La démarche a toujours était bio, ici, bien avant le mouvement de mode et maintenant le mouvement de fond. Comme le dit désirée, « on n’est pas statique, on regarde, on change. On s’adapte comme avec La Boda que l’on réalise maintenant en demi-muids. On a trouvé un tonnelier qui travaille exactement comme on veut. Il vient sur place et déguste avec nous à la cave. C’est comme ça que l’on a commencé cette cuvée. Il faut évoluer sinon ce n’est pas marrant ! » Et puis d’ajouter « nous ce que l’on veut c’est restituer le terroir, que la personne qui déguste nos vins se dise, tiens c’est fruité, c’est cerise, c’est du Montpeyroux. Voilà c’est ça le terroir ».Alors à la dégustation, on découvre en effet tout ce travail sur la fraîcheur des vins, ce rendu très fin et gourmand, soit avec des vieilles vignes de carignan dont on prend soin du sol par des labours réguliers pour que les racines plongent en profondeur vers la minéralité, soit avec des vignes plus jeunes mais plus en altitude et moins exposées au soleil comme pour les Cocalières.Tout est fait au naturel, pas d’engrais, pas de pesticides, une vinification avec des levures de la vigne, le tout dans un chai enterré rempli de vieux foudres et de barriques, plus ou moins jeunes.

La Boda s’apprécie après quelques années d’attente quand les tannins se sont fondus. La Boda, qui veut dire mariage, noces, en espagnole, c’est l’union de deux terroirs, celui des terrasses perchées de la Cocalières et celui du village et de ses très vieilles vignes. L’habillage même de la bouteille illustre cette volonté de mixité. : la bague avec les deux couleurs et l’étiquette avec en haut le logo des cuvées d’Aupilhac et plus bas le logo des cocalières. Désirée ne me l’a pas dit mais j’ai pensé évidemment que ce pouvait être aussi la cuvée de leur union à tous les deux, comme une preuve d’amour dans un élan de travail.

Domaine d’Aupilhac Désirée et Sylvain Fadat

 

désirée fadat aupilhac

Je ne vais pas vous faire le jeu de mot trop facile sur le patronyme de Sylvain. Ce serait déplacé. Cet homme a su se bâtir une solide réputation et, à boire, ses vins vous disent combien son travail est bien fait. Il est poussé, là, par plus de 5 générations.

Et puis, ça devient une habitude pour moi, je n’ai eu le droit qu’à un rapide bonjour de Sylvain. Allez savoir pourquoi, j’ai passé la majeure partie du temps en compagnie de Désirée. Faudra-t-il, là encore, résister au doux désir de faire un jeu de mot facile ? Elle a de charmant un bel accent de l’Espagne qui vous enchante lorsqu’elle vous parle des vins du domaine et aussi quand elle vous déclare : « J’aime les choses naturelles, les choses franches ». Belle entrée en matière avant que de déguster les cuvées superbement mises en valeur dans des bouteilles au galbe originale, soulignées par des étiquettes toujours précises et efficaces.

Le domaine se cache dans une des rues principales de Montpeyroux. Un village vigneron, typique du Languedoc, avec ses rangées de maisons vigneronnes et ses grandes bâtisses parsemées, çà et là, entre les vignes ou en plein cœur du village. Le terroir surmonte un plateau, à mi-chemin entre la plaine de l’Hérault et les contreforts des Cévennes et son pic : le Mont Saint Baudille. Plus on avance vers le mont et plus on monte sur des terrasses sur lesquelles les vignes occupent tout l’espace.

Le domaine d’Aupilhac travaille en agriculture biologique certifiée sur 25 ha, même s’il ne l’affiche pas sur les bouteilles.  La démarche a toujours était bio, ici, bien avant le mouvement de mode et maintenant le mouvement de fond. Comme le dit désirée, « on n’est pas statique, on regarde, on change. On s’adapte comme avec La Boda que l’on réalise maintenant en demi-muids. On a trouvé un tonnelier qui travaille exactement comme on veut. Il vient sur place et déguste avec nous à la cave. C’est comme ça que l’on a commencé cette cuvée. Il faut évoluer sinon ce n’est pas marrant ! » Et puis d’ajouter « nous ce que l’on veut c’est restituer le terroir, que la personne qui déguste nos vins se dise, tiens c’est fruité, c’est cerise, c’est du Montpeyroux. Voilà c’est ça le terroir ».
Alors à la dégustation, on découvre en effet tout ce travail sur la fraîcheur des vins, ce rendu très fin et gourmand, soit avec des vieilles vignes de carignan dont on prend soin du sol par des labours réguliers pour que les racines plongent en profondeur vers la minéralité, soit avec des vignes plus jeunes mais plus en altitude et moins exposées au soleil comme pour les Cocalières.
Tout est fait au naturel, pas d’engrais, pas de pesticides, une vinification avec des levures de la vigne, le tout dans un chai enterré rempli de vieux foudres et de barriques, plus ou moins jeunes.

La Boda s’apprécie après quelques années d’attente quand les tannins se sont fondus. La Boda, qui veut dire mariage, noces, en espagnole, c’est l’union de deux terroirs, celui des terrasses perchées de la Cocalières et celui du village et de ses très vieilles vignes. L’habillage même de la bouteille illustre cette volonté de mixité. : la bague avec les deux couleurs et l’étiquette avec en haut le logo des cuvées d’Aupilhac et plus bas le logo des cocalières. Désirée ne me l’a pas dit mais j’ai pensé évidemment que ce pouvait être aussi la cuvée de leur union à tous les deux, comme une preuve d’amour dans un élan de travail.

 


La Boda sur Showvin.com

Catherine Bernard, le vin du Languedoc au naturel

porte de cuve béton

Avez-vous déjà rencontré un dragon, dans une cave viticole, entre une cuve de cinsault et une autre de grenache, lequel se manifeste par de petits lâchés de bulles intempestives ?
Moi, si ! Ce matin, rendez-vous était donné à 10h. Comme d’habitude, ma ponctualité me précède et me voilà donc à 10h pétante devant la porte d’un modeste pavillon, me demandant si Madame Christine Bernard, vigneronne naturelle de son état, était bien à cette adresse. Ce n’est vraiment pas commun de rendre visite à une vigneronne en pleine banlieue d’une grande ville, Montpellier en l’occurrence.
La porte s’ouvre. J’entre aussitôt dans un nouvel univers, fait de sourires, de bon mots, de passions, tout animé d’une énergie très tendue, précise et exigeante. Son rire, et il y en eu plusieurs, souffle un esprit libre, décontracte la mesure du temps. La vie est légère, profitons-en !

Catherine aime à dire qu’elle est une vigneronne, installée à la ville, qui part au bureau, tous les matins, à contre-sens, dans ses vignes et sa cave. Si les parcelles sont à elles, la cave se partage avec une collègue. Maison, cave et vigne ne sont pas pour l’instant réunies ! Les joies du début, du lancement, des envies de réussir plus fortes que les obstacles dressés sur son chemin.

Pour aller à ses vignes, elle emprunte ce qu’elle appelle « le boulevard de la chimie« ; un chemin carrossé, traversant des parcelles où seul les ceps ont le droit de pousser, dopés par les artifices de nos contemporains. Pas loin de là, Saint-Drézery et le domaine de Puech-Haut, véritable locomotive de l’appellation.
Catherine a planté des Grenaches dans un sol très argileux et très pauvres. Avant la fin de l’année, il faudra venir les étayer à l’aide d’un tuteur en bois de châtaignier pour qu’ils puissent prendre leur place et s’installer fermement dans le sol.
A côté, sa plus grande parcelle de grenache qu’elle a reprise en l’état, se confond avec les herbes hautes. Au fond, la montagne du Pic Saint Loup dépasse des combes. Sur le sol, les feuilles sont déjà tombées et on ne les distinguent déjà plus, happées par la terre qui se nourrit de leur matière.  « Vous voyez, ici, ce sont « mes vignes historiques » me dit Catherine en montrant sa parcelle, « c’est comme cela que je les appelle. Les autres, celles qui ne connaissent que la chimie, ce sont des vignes hors sol, regardez, elles sont déboussolées, elles ont encore leurs feuilles. Et quand elles vont tomber, elles seront aussitôt emportées par le vent. La terre est tellement nue et compacte qu’elle ne peut pas les retenir. Elles iront se blottir inutilement dans un fossé ».
taille cinsaultAlors Catherine m’entraine encore un peu plus loin, toujours en parlant, toujours en riant, sur une drôle de parcelle de Cinsault. Elle marque le pas sur chacun des pieds, frotte le bois, mesure le résultat d’un premier travail de taille et s’emporte déjà à me confier que sur celui-ci elle coupera toute cette branche. « Vous comprenez, il faut raccourcir les sarments. Je passe mon temps à les couper. En laissant autant de bois, ils ont compliqués le parcours de la sève. Les canaux de sève sont bouchés là » me dit-elle en désignant la moitié d’un cep. Cet hiver, elle travaillera à la renaissance de ces vieilles vignes, sciant le trop de bois. Il faudra revenir ici.
A la cave, l’énergie de Catherine envahit l’espace. J’y viens pour découvrir ses vins et je me retrouve debout sur une échelle, en haut d’une cuve, à lui donner de mon aide. Les vins travaillent, à l’intérieur. Je savoure pour la  première fois, un pur extrait de Marselan, divine surprise au palais, une acidité nouvelle, un velouté, déjà, et du croquant. Déguster des pieds de cuve, dans le froid de la cave, n’est jamais un exercice facile pour qui ne le pratique pas tous les jours. Mais c’est la même sensation que d’être dans les coulisses d’un spectacle ou de gouter au plat d’un chef dans ses cuisines. On aime cette intimité et ce moment de confiance.

La rencontre se termine à table, en famille d’abord, autour d’un plat mijoté depuis le matin, puis entre amies, associant mendiant et cinsault, modestie et finesse. En partant, je repense à ce qu’elle me disait, impulsivement, dans l’univers clos de sa cave : « je suis un dragon« . Oui, voilà, comme un être de conte, exubérant, doté de pouvoirs magiques, entrainé dans son histoire. Déguster ses vins c’est forcément partager son parcours initiatique, ressentir la vie qui bouillonne en elle et apprécier, tout à la fois, la saveur du vin et l’exquis bonheur de prendre son temps.