Plus de Blablablah, le magazine local des délocalisés ferme boutique

fin du magazine blablablah

Ca arrive dans une vie de voir s’arrêter de belles choses ! Pour le magazine Blablablah c’est ce mois-ci. Juste avant l’été, les créateurs ont jeté l’éponge sans préavis avec ce petit mot :

« Voilà!  Blablablah a décidé de faire son dernier numéro !
Pourquoi ?  Parce que toute histoire a une finet celle que nous choisissons n’a pas du tout le même goût que celle que nous subissons !  Nous sommes heureux d’arrêter comme nous étions heureux de commencer il y a presque huit ans déjà !  (Le 1er août 2004). Blablablah a eu besoin de 94 numéros pour dire ce qu’il avait à dire, il y a bien entendu, encore des tonnes de choses à dire et à faire mais d’autres s’en chargeront ! Nous sommes revenus d’un voyage en Ecosse à Findhorn au mois d’avril (voir page 5) qui nous a permis de redéfinir nos priorités.  L’appel de la nature (activité paysanne et plus encore !) nécessite désormais toute notre attention et énergie.  Blablablah est devenu un ‘bébé’ trop encombrant, sa diffusion devient trop importante, aujourd’hui nous sommes à 15.000 copies mensuelles, nous pourrions doubler la parution, augmenter le nombre de pages, couvrir toute la région Languedoc Roussillon, ? et alors????  Notre égo a définitivement eu sa dose (!), nous nous sommes tous fait plaisir ainsi que la plupart des bénévoles qui nous suivent, seulement voilà, Blablablah, n’est pas dans une logique marchande du toujours plus, n’a jamais généré de profit, nous n’en dépendions pas pour vivre, et c’est d’ailleurs peut-être la raison de sa longévité ! Un grand Merci donc à tout ceux qui nous ont suivis, nous continuerons, différemment, à poser notre petite pierre à l’édifice de notre liberté collective et au développement de notre éveil personnel !  Bon mois? »


Bacchus, dieu du vin est mort à Pézenas le soir de la Saint Jean

J’ai vu la scène hier, dans le lit de la Peyne, pendu à une corde, accrochée à la structure métallique d’un pont de chemin de fer qui a depuis fort longtemps perdu de son utilité, le pauvre Bacchus, déchu, victime de la modernité.Dieu de la vigne, du vin et de la fête, il succombe devant nous, habitants ou visiteurs d’un soir de Pézenas, ville qui aime à marquer le temps, comme ce jour avec la fête de la Saint-Jean. Fête qui parle du passage et l’on vous initie à sauter au-dessus du feu fait de ceps de vigne, il n’en saurait être autrement ! Ce sont les plus jeunes qui se lancent, les plus fiers, et les femmes, en nombre, qui dansent, nous entrainent autour des flammes.Il y a bien 200 personnes ici qui suivent depuis plus de 2h le cortège à travers la ville. 4 étapes pour prendre la mesure du renouveau et faire passer des messages. La mort de Bacchus pour illustrer la pression de la finance, du pouvoir, des industries ; les chants et plantes des vieilles du village pour la renaissance ; la révolte contre la société des eaux pour exalter la liberté ; la danse du feu pour éclairer le chemin que nous empruntons tous !Il y a bien, ici, de la célébration, une procession qui nous fédère tous, et de ce feu qui anime nos âmes et guident nos pas dans la pénombre, nous en jouons.Saute Nine ! Saute pour marquer ton passage à la vie ! Saute pour montrer ta liberté ! Saute pour passer de l’autre côté !vieilles-pezenas-saint-jean

Joyeux Noël

Bon voilà, c’est Noël !

Va y’avoir du vin, sur les tables, c’est sûr puisqu’on est encore plusieurs millions à aimer cela et aussi quelques bouteilles coiffées dans des papiers cadeaux de toutes sortes.

Cette année 2008, j’aurais découvert tout un éventail de diversité qui me va comme un gant. Quelle liberté j’éprouve en dégustant des cuvées comme bulles de rosé du domaine de Mazel, si loin des standards et de la norme. J’aime ces vins qui surprennent, qui bousculent, qui chahutent. Tandis que l’ouvrir est un geste nouveau, avec un décapsuleur, l’écouter chanter dans mon verre me rappelle d’autres sirops. Une fois en bouche, je bonbonne, je me régalade, je me palpille le palais à coup de petites rasades. Le père noël trinque à ma santé !

Tant pis pour ceux qui boivent de la vieillerie, du rassis de bouteille, du fond de cave, la nature est si belle, un jour de Noël, quand vient le temps de partager, le verre léger, le sourire facile, l’envie de se réunir.

A bientôt

Mondovino…le retour par l’écrit.

Jonathan Nossiter nous en met une troisième couche.Après le film Mondovino puis la série complète de 10 heures en DVD l’année dernière, le revoici avec une version écrite de son combat pour la liberté de chacun d’être libre face à un verre de vin !livre nossiter« Le goût et le pouvoir » chez Grasset.Oui, il nous parle bien de ce que nous aimons ! De la liberté justement, de savoir et de comprendre que le vin est un vecteur de mémoire, de tradition, et d’humanité. Que la mondialisation du vin nous amène à voir le pire de la demande du marché. Il faut vendre vite et facilement des vins qui se reconnaissent vite et facilement.Cela nous explique le pourquoi du goût de bois (ou bout de bois trempé comme une infusion), des arômes de vanille, de la sucrosité du vin, de son manque de nervosité et d’acidité pour ne pas rebuter les néo-palais.Vous aimerez ses partages d’expériences sur les foires aux vins, véritables désastres du bon goût, cacophonie de tous ce qui se fait de pire. La mise en avant de la superficialité , du paraître et de l’ignorance.

Il faut espérer que nous serons plus nombreux après ce livre à vouloir l’expression d’un terroir, la complexité des arômes, la richesse d’une histoire, pour fonder notre identité !

Mondovino…le retour par l’écrit.

Jonathan Nossiter nous en met une troisième couche.
Après le film Mondovino puis la série complète de 10 heures en DVD l’année dernière, le revoici avec une version écrite de son combat pour la liberté de chacun d’être libre face à un verre de vin !
livre nossiter
« Le goût et le pouvoir » chez Grasset.
Oui, il nous parle bien de ce que nous aimons ! De la liberté justement, de savoir et de comprendre que le vin est un vecteur de mémoire, de tradition, et d’humanité. Que la mondialisation du vin nous amène à voir le pire de la demande du marché.
Il faut vendre vite et facilement des vins qui se reconnaissent vite et facilement.
Cela nous explique le pourquoi du goût de bois (ou bout de bois trempé comme une infusion), des arômes de vanille, de la sucrosité du vin, de son manque de nervosité et d’acidité pour ne pas rebuter les néo-palais.
Vous aimerez ses partages d’expériences sur les foires aux vins, véritables désastres du bon goût, cacophonie de tous ce qui se fait de pire. La mise en avant de la superficialité , du paraître et de l’ignorance.

Il faut espérer que nous serons plus nombreux après ce livre à vouloir l’expression d’un terroir, la complexité des arômes, la richesse d’une histoire, pour fonder notre identité !