ToTo VINO Le Soda Méditerranéen

toto vino logo                     Soda vin

Si le marketing du vin pédale encore un peu dans le vide, celui de ses dérivés bouscule les concepts et nous amène des produits de plus en plus innovants.
Ce remarquable exemple de Toto Vino compile deux nouveautés. Une sur le contenant : la canette. La deuxième sur le contenu : une boisson pétillante à base de vin. Selon la législation, on doit d’ailleurs être plus rigoureux et dire « boisson aux extraits de raisin« .
Concernant toutes ses boissons plus ou moins à base de vin c’est à dire issues de l’exploitation des raisins, de la pulpe, du jus, des pépins, de la rafle, des lies, des bourbes, du moult, attendez-vous à de nouveaux arguments de vente. De par la teneur en polyphénols, le marketing va se concentrer sur les bénéfices de cette consommation pour la santé. Un gros travail sera fait également sur les bienfaits du sucre de raisin, plus savoureux, plus naturel et sans additif. Et puis n’oublions pas, « Pour notre santé, mangeons au moins cinq fruits et légumes par jour »!!!

soda olive raisin

Toto Vino est un précurseur sur ce marché. Avec une longueur d’avance sur tout le monde, ils ont lancé en 2007 le même produit mais cette fois-ci à base d’olive ou plus exactement de concentré d’eau d’olives, d’extrait de feuille d’olivier et de sucre de raisin.
Le nez se parfume d’olive tout en fraîcheur. La bouche, pétillante, surprend par cette ambivalence sucré-salé entre le sucre de raisin et l’amertume de l’olive.
Le plus dur pour une telle boisson est de savoir où la vendre dans les rayons des superhypermarchés. Si vous êtes dans le Nord, chez les ch’ti, il parait que certains exemplaires vous tendent déjà les bras dans les linéaires à côté soit  des énergies drink soit des apéritifs. Dur métier que de se faire une petite place dans ce milieu impitoyable ! Et ca, c’est une autre histoire ! J’y reviendrai…

Vinisud 2008, le e-commerce du vin s’emballe.

Nous avons assisté à une conférence très intéressante sur le commerce en ligne des vins, organisée à l’occasion du salon ViniSud 2008 qui se tenait à Montpellier le 20 Février.

1855 Le directeur de 1855.com

Les e-marchands les plus importants étaient présents : 1855.com, Chateauonline, wineandco, rougeetblanc, wine4u.Pour résumer, le marché de la vente de vin sur internet, bien que en pleine croissance de 30% par an, n’en est encore qu’à ses balbutiements. Outre un chiffre d’affaires globale encore minime, les sites marchands ne proposent à la vente aujourd’hui que les vins « faciles » à vendre : les icônes, les sélections des guides… soit des vins selon une fourchette de prix allant de 20 à 30 euros. Sachant que 75% des vins en France se vendent à moins de 3 euros principalement en grande surface, il faudra évidemment s’attaquer à ce segment.Autre fait à retenir : Le frein majeur de la vente de vin sur internet réside dans l’impossibilité de pouvoir goûter le vin avant de le commander. A 300 euros le panier moyen, cela peut paraître , en effet, aventureux d’acheter un vin sans le connaître et sans savoir si il convient.

Le principe de l’abonnement vin de la boutique ShowVin.com, qui permet de goûter les vins et d’en faire découvrir de nouveaux, répond avec succès à cette demande des consommateurs.

Vinisud 2008, le e-commerce du vin s’emballe.

Nous avons assisté à une conférence très intéressante sur le commerce en ligne des vins, organisée à l’occasion du salon ViniSud 2008 qui se tenait à Montpellier le 20 Février.

1855 Le directeur de 1855.com

Les e-marchands les plus importants étaient présents : 1855.com, Chateauonline, wineandco, rougeetblanc, wine4u.
Pour résumer, le marché de la vente de vin sur internet, bien que en pleine croissance de 30% par an, n’en est encore qu’à ses balbutiements. Outre un chiffre d’affaires globale encore minime, les sites marchands ne proposent à la vente aujourd’hui que les vins « faciles » à vendre : les icônes, les sélections des guides… soit des vins selon une fourchette de prix allant de 20 à 30 euros. Sachant que 75% des vins en France se vendent à moins de 3 euros principalement en grande surface, il faudra évidemment s’attaquer à ce segment.
Autre fait à retenir : Le frein majeur de la vente de vin sur internet réside dans l’impossibilité de pouvoir goûter le vin avant de le commander. A 300 euros le panier moyen, cela peut paraître , en effet, aventureux d’acheter un vin sans le connaître et sans savoir si il convient.

Le principe de l’abonnement vin de la boutique ShowVin.com, qui permet de goûter les vins et d’en faire découvrir de nouveaux, répond avec succès à cette demande des consommateurs.

Millesime Bio 2008

Renversant !

Le métier réserve quelque fois des journées fantastiques. Ce fût le cas en nous rendant pour la première fois au salon Millesime Bio qui s’est tenu du 28 au 30 Janvier 2008 au Parc des Expositions de Perpignan. Organisé par l’association interprofessionnelle des vins biologiques du Languedoc Roussillon (AIVB-LR) , le salon professionnel accueillait près de 250 exposants, principalement de France, d’Espagne et d’Italie.
Le vin Bio ou Vin issu de l’agriculture biologique se doit être un produit Authentique, et pour cela il doit répondre aux exigences d’une règlementation européenne du 24 juin 1991. Elle lui impose notamment, une culture de la vigne en dehors de tous produits chimiques de synthèse tels que les engrais ou pesticides et d’être certifié par un organisme agréé, Ecocert en France. En contre-partie, après 3 années, la bouteille peut comporter la mention : « vin issu de raisins de l’agriculture biologique » avec le logo :

logo AB

On se retrouve ainsi face à plusieurs centaines de cuvées, alignées sur des tables recouvertes d’une nappe blanche, défendue chacune par son propriétaire, le plus souvent un couple de vigneron, Monsieur et Madame, qui ne tardent pas à vous séduire et à vous emporter dans leur élan.
La démarche de produire un vin bio souligne, bien évidemment, une volonté affirmée de redonner toute son importance aux facteurs naturels. Chaque discussion redonne l’occasion de défendre une démarche de respect de la bio-diversité.
Faire un vin bio, c’est forcément se donner du mal, prendre un risque, oser la différence par l’expression naturelle d’un cépage et d’un terroir. Certes, dans le monde du vin, tous les producteurs avec cette même philosophie ne se contraignent pas à être sous la bannière Bio. L’avantage, ici, réside dans le fait d’être certain du suivi de cette démarche. Et puis, ce fût l’occasion de voir qu’il existe des vignerons de cet acabit un peu partout en France même en Bourgogne ou en Bordelais !
Ce qui frappe aussi, mais ce n’est pas lié au caractère bio, ce sont les étiquettes sur les bouteilles. Le classicisme demeure une règle imposée pour les domaines Bordelais et de la Bourgogne. Le marché ne veut pas être surpris apparemment par l’enrobage du vin sur ces deux grands terroirs. A l’inverse, tous les vins étrangers et ceux du Languedoc Roussillon apportaient nouveauté et inventivité. Les Italiens déploient une imagination impressionnante. A la vue d’une gamme entière de vin, vous avez, face à vous, un véritable patchwork bariolé de couleur. Certains parleront de Marketing, avec une connotation négative, d’autres de créativité, de jeunesse, d’expression d’une identité !

Vous aurez bientôt quelques articles à propos de certains vignerons rencontrés sur ce salon. Il y a des personnages qu’il faut absolument faire connaitre !!! Vous les retrouverez également, avec plaisir, dans la sélection des Forfaits Vins de ShowVin.

Ci-dessous : Le Domaine Montchovet : un accueil coloré, en accord, et chaleureux !!! Une autre image du vigneron, n’est-ce pas !

Portrait Montchovet

Le mot de la fin entendu lors de notre fructueuse dégustation dans l’oenothèque (espace en libre-service des vins des exposants) :

« Mieux vaut le vin d’ici que l’eau de là !!! »

Mondovino…le retour par l’écrit.

Jonathan Nossiter nous en met une troisième couche.
Après le film Mondovino puis la série complète de 10 heures en DVD l’année dernière, le revoici avec une version écrite de son combat pour la liberté de chacun d’être libre face à un verre de vin !
livre nossiter
« Le goût et le pouvoir » chez Grasset.
Oui, il nous parle bien de ce que nous aimons ! De la liberté justement, de savoir et de comprendre que le vin est un vecteur de mémoire, de tradition, et d’humanité. Que la mondialisation du vin nous amène à voir le pire de la demande du marché.
Il faut vendre vite et facilement des vins qui se reconnaissent vite et facilement.
Cela nous explique le pourquoi du goût de bois (ou bout de bois trempé comme une infusion), des arômes de vanille, de la sucrosité du vin, de son manque de nervosité et d’acidité pour ne pas rebuter les néo-palais.
Vous aimerez ses partages d’expériences sur les foires aux vins, véritables désastres du bon goût, cacophonie de tous ce qui se fait de pire. La mise en avant de la superficialité , du paraître et de l’ignorance.

Il faut espérer que nous serons plus nombreux après ce livre à vouloir l’expression d’un terroir, la complexité des arômes, la richesse d’une histoire, pour fonder notre identité !

Mondovino…le retour par l’écrit.

Jonathan Nossiter nous en met une troisième couche.Après le film Mondovino puis la série complète de 10 heures en DVD l’année dernière, le revoici avec une version écrite de son combat pour la liberté de chacun d’être libre face à un verre de vin !livre nossiter« Le goût et le pouvoir » chez Grasset.Oui, il nous parle bien de ce que nous aimons ! De la liberté justement, de savoir et de comprendre que le vin est un vecteur de mémoire, de tradition, et d’humanité. Que la mondialisation du vin nous amène à voir le pire de la demande du marché. Il faut vendre vite et facilement des vins qui se reconnaissent vite et facilement.Cela nous explique le pourquoi du goût de bois (ou bout de bois trempé comme une infusion), des arômes de vanille, de la sucrosité du vin, de son manque de nervosité et d’acidité pour ne pas rebuter les néo-palais.Vous aimerez ses partages d’expériences sur les foires aux vins, véritables désastres du bon goût, cacophonie de tous ce qui se fait de pire. La mise en avant de la superficialité , du paraître et de l’ignorance.

Il faut espérer que nous serons plus nombreux après ce livre à vouloir l’expression d’un terroir, la complexité des arômes, la richesse d’une histoire, pour fonder notre identité !